Roman fantasy écrit par Katherine A. Ouellet/Éditions Luzerne Rousse

La suite tant attendue des Guerriers de Ténèbres ne déçoit pas! Dès les premières pages, le lecteur retrouve ces personnages bigarrés qui occupent les pages de cette saga. Adryan et Kérinne sont chacun de leur côté et les autres membres de l’ordre ne demandent qu’à avoir un peu la paix…Ce début pique la curiosité, alors que le lecteur s’interroge sur la séparation des guerriers.

L’arrivée de nouveaux personnages, en particulier celui de l’intriguant et attachant Lothar, ainsi que d’une nouvelle mission entraînent les membres dans une aventure différente du tome précédent. Il est toutefois regrettable que celle-ci ne soit pas davantage développée, alors que les déplacements et les états d’âme des personnages sont mis de l’avant. Les émotions d’Adryan sont notamment abordées à plusieurs reprises, dévoilant une autre facette du Guerrier de l’Air. L’élémentaire Cinead saura, lui aussi, conquérir plus d’un lecteur avec son côté taquin. 

Les membres de l’Ordre ont vieilli depuis le premier tome. Cependant, la maturité ne semble pas s’être développée depuis, ce qui est étrange compte tenu de tout ce qu’ils ont vécu. La fin vient toutefois rectifier le tir à ce niveau, démontrant tout le cheminement que plusieurs personnages ont accompli. 

Ce tome développe aussi davantage la provenance du mal dont doit se méfier l’Ordre, ce qui génère un intérêt supplémentaire à la lecture. Les Dieux ne semblent pas aussi gentils qu’on pourrait le croire, ce qui pourrait pousser le lecteur à trouver ces méchants “clichés”. Cependant, la façon dont c’est amené, ainsi que le type de Dieu et leur façon de fonctionner et de se montrer se détachent des déités que l’on connaît. C’est un élément agréable à découvrir au gré des pages.

Un nouvel élément de l’histoire attire notre attention dès le début, un certain dragon inconnu. L’auteure en parle très peu pendant tout le récit, mais à la fin, dévoile des éléments fort surprenants qui donnent envie d’en découvrir davantage.

Somme toute, la lecture est fluide, d’autant plus que la plume de Katherine s’est améliorée depuis le premier tome. Des indices sur la provenance du mal sont donnés tout au long de l’histoire, ce qui ne manque pas de garder l’intérêt au fil de la lecture.  

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Valérie Dionne

Née en 1981, Valérie Dionne a toujours été fascinée par l’écriture et les langues. Cet intérêt l’a d’ailleurs conduite à suivre un baccalauréat en Traduction à l’Université Laval. Suite à ses études, elle a d’abord été traductrice à la pige pendant quelques années avant de réaliser que le contact humain lui manquait cruellement. De retour sur les bancs du Cégep de Sainte-Foy, elle a suivi une formation en technique d’inhalothérapie. Valérie a travaillé en tant qu’inhalothérapeute à l’IUCPQ de 2008 à 2016, années durant lesquelles elle a mis au monde ses deux enfants. Présentement maman à la maison, elle partage son temps entre ses enfants et l’écriture. Dans ses temps libres, elle savoure diverses séries télé, lit beaucoup, tricote, s’occupe de ses chats, le tout avec une bonne tasse de thé à la main. Valérie écrit depuis environ l’âge de quatorze ans, mais ce n’est qu’au Cégep qu’elle a commencé à écrire plus fréquemment. En janvier 2018, son premier roman, À l'ombre des villages, est publié aux Éditions Ada. Le second sortira au mois d'octobre, dans la même maison d'éditions.

Crédits photo : Annie Simard