Roman fantastique écrit par Valérie Harvey/Québec Amérique

Résumé :

Déterminée et audacieuse comme sa mère, Tatsumi est la digne descendante de sa célèbre famille, les héritiers de la magie du feu. Avec son frère jumeau Mikio, elle passe son enfance à s’entraîner, fréquentant de près ceux qui dirigent le territoire. Mais une vérité se terre en elle et mènera Tatsumi sur des chemins insoupçonnés qui pourraient bouleverser l’avenir de l’île.

L’univers découvert dans Les Fleurs du Nord et dans L’Ombre du Shinobi s’agrandit. Du Nord au Sud, de l’Hokkaidô au Nankaidô, un destin dramatique et hors du commun attend la famille Kagi. De quels pouvoirs Tatsumi et Mikio hériteront-ils et que légueront-ils à leur tour? Et si un kami, sorte de dieu japonais, venait brouiller le jeu?

 Avis de lecture

Je suis sans mot face à ce troisième opus de Valérie Harvey. Un bonbon, doux et sucré ; par moments, âpre et acidulé. Une véritable montagne russe d’émotions. L’auteure, par la douceur et la franchise de sa plume clôt cette saga avec un cocktail riche en actions, en sentiments variés, mais surtout avec intensité.

Comme dans son deuxième tome, le lecteur retrouve des personnages connus et rencontre de nouveaux venus. Les relations, parfois complexes, parfois complices, sont très bien développées et provoquent un attachement dont la profondeur étonne. Ce qui rend cette lecture d’autant plus puissante.

Un élément qui ressort de cette série est les thèmes abordés, dont certains sont très liés à notre actualité : l’homosexualité, la place des femmes, le terrorisme, les fake news. La plume légère et franche de Valérie les approche d’une manière accessible et touchante, parfois choquante. Les larmes sont au rendez-vous dans l’Héritage du Kami.

D’ailleurs, ce cher Dieu se fait plutôt discret tout au long de l’histoire. J’aurais aimé le voir plus. Toutefois, ses interventions ne sont pas à écarter, car elles entraînent parfois des conséquences à ne pas négliger. Si les lettres glissées çà et là dans le roman m’ont d’abord laissée perplexe, j’ai appris à apprécier les paroles du kami ainsi que les pistes floues qu’il a couché sur papier. 

Un point que j’ai beaucoup aimé de ce tome est l’action continue. Au contraire du précédent, qui traitait beaucoup de politique sans pour autant compter de nombreux combats de toute sorte, ce roman en regorge et le rythme pousse le lecteur à tourner les pages de plus en plus vite.

Je suis en deuil. De ce monde, de ses personnages variés et colorés, de leurs relations, des mots de Valérie Harvey. J’espère bien retrouver sa plume, peut-être dans un autre roman se déroulant au Hokkaidô, en compagnie de Shinta ou bien de Kôji…

*Merci à Valérie Harvey et aux Éditions Québec Amérique pour ce service presse.

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Valérie Dionne

Née en 1981, Valérie Dionne a toujours été fascinée par l’écriture et les langues. Cet intérêt l’a d’ailleurs conduite à suivre un baccalauréat en Traduction à l’Université Laval. Suite à ses études, elle a d’abord été traductrice à la pige pendant quelques années avant de réaliser que le contact humain lui manquait cruellement. De retour sur les bancs du Cégep de Sainte-Foy, elle a suivi une formation en technique d’inhalothérapie. Valérie a travaillé en tant qu’inhalothérapeute à l’IUCPQ de 2008 à 2016, années durant lesquelles elle a mis au monde ses deux enfants. Présentement maman à la maison, elle partage son temps entre ses enfants et l’écriture. Dans ses temps libres, elle savoure diverses séries télé, lit beaucoup, tricote, s’occupe de ses chats, le tout avec une bonne tasse de thé à la main. Valérie écrit depuis environ l’âge de quatorze ans, mais ce n’est qu’au Cégep qu’elle a commencé à écrire plus fréquemment. En janvier 2018, son premier roman, À l'ombre des villages, est publié aux Éditions Ada. Le second sortira au mois d'octobre, dans la même maison d'éditions.

Crédits photo : Annie Simard