Le chagrin de la mort

Thriller, fantasy/Éditions Ada, Collection Corbeau

Résumé :

Damian Ragellan reçoit la plus haute distinction militaire de l’armée. Il devient Arcaporal à dix-sept ans. Du jamais vu. Personne ne sait d’où provient son talent exceptionnel pour le combat.

Pas même lui.

Mais ça n’a plus d’importance. Dans une semaine, la cité qu’il a juré de protéger pourrait disparaître à jamais. Une maladie mortelle décime la population à une vitesse effarante. Les infectés connaissent leur destin : des larmes noires déchireront leur visage jusqu’aux os.

La moitié de la ville est déjà perdue, l’autre attend son tour dans l’incertitude. Seule une grande muraille coupant Roc-du-Cap en deux permet aux mieux nantis de survivre…

Le conseiller du roi croit que ce fléau n’a rien de naturel, qu’il serait plutôt le fruit d’un puissant maléfice. Dans la hâte, Damian reçoit sa première mission : dénicher un contre-sortilège et châtier d’une main de fer le ou les responsables de cette calamité.

Les derniers jours vous conduira dans une cité plongée dans le chaos, où la mort attend les imprudents à chaque coin de rue. La nuit profonde s’est déployée. Quelqu’un devra rallumer l’espoir. 

Avis de lecture

Déjà, j’aurais dû m’en douter. J’avais reçu un avertissement : ne commence pas ce livre sans avoir le second tome! Mal m’en prit, je n’ai pas écouté. Je l’ai dévoré. 

L’auteur ne perd pas de temps à nous plonger dans l’ambiance sombre et surréelle de Roc-du-Cap. La mission de Damian lui tombe dessus rapidement et il est, dès le départ, confronté à des gens qui n’ont rien à faire de son nouveau titre d’Arcaporal. J’ai en particulier en tête le conseiller du roi, un personnage qui m’a bien fait rire par son côté bourru et direct. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec Dominic qui ne passe pas par quatre chemins dans son livre Comment écrire plus pour nous pousser à nous donner à cent pour cent à l’écriture.

Les personnages sont tous très bien développés et j’ai aimé les voir évoluer dans un laps de temps si court. Au départ, j’ai trouvé Damian imbu de lui-même, trop sûr de lui, peu enclin à écouter les autres. Même si ces traits de caractère sont toujours présents dans les dernières pages, il est tout de même plus réfléchi. Quant à elle, la jeune Saya, effacée et obéissante au début, se révèle être une compagne prudente et qui, au fur et à mesure de l’aventure, sort de sa coquille. Les deux sont teintés d’une aura de mystère qui perdure jusqu’à la fin du tome.

Une fois les protagonistes partis en mission, le roman se déroule sur une très courte période de temps. Au départ, j’étais réticente, mais j’ai vite changé d’avis. J’avais peur que l’histoire s’étire et que les rebondissements se fassent rares. Erreur. Dominic sème des éléments cruciaux tout au long de ces quelques heures et tient le lecteur en haleine. L’environnement est superbement décrit et il est facile de se représenter l’ambiance sombre qui règne dans la zone pauvre.

Je reviens à l’avertissement qui m’a été servi : j’aurais dû écouter! La fin est intense et en quelques pages, le lecteur est tout simplement sidéré. Et sans réponse. D’où l’utilité d’avoir en sa possession le tome 2 tout près, ou en chemin. 

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