En résumé

Josué est perdu au milieu du désert, pas celui où il vit aux abords de la route 66, car ce paysage aride est davantage son refuge, mais celui dans lequel il survit… Ce mobile home sans chaleur où la violence de son père et l’alcoolisme de sa mère semblent correspondre à l’unique fatalité de son existence. Solitaire, replié sur lui-même et en tout temps silencieux, le garçon de 15 ans s’accroche à son seul allié, son seul confident, son arbre… En dépit de la sécheresse qui l’entoure, un moment viendra où la caresse d’un ange lui fera comprendre que la vie n’est pas immuable, qu’un oasis l’attend au détour de la route…

En commentaires

La plume sensible et ensorcelante de l’auteure nous plonge habilement dans l’histoire touchante d’un jeune garçon qui se croit à jamais coincé dans une vie marquée par la froideur, l’indifférence, la violence de sa famille souffrante. Sur le ton de la confidence, le personnage de Josué narre son récit, qui prend davantage la forme d’une introspection que celle d’une succession de scènes brutales.

M’man est une sale vipère sournoise. P’pa est un écorcheur de vies. Moi, je ne suis qu’une petite merde…

Quand une jeune femme s’arrête pour demander de l’aide, Josué croit rêver. À compter de ce moment, un changement s’opère, c’est là que le roman prend tout son sens. La psychologie du personnage est très bien construite et l’écriture est juste. On voit bien le baume qui, tout en douceur, mène le garçon empli de doutes et de peurs à… grandir.

À l’opposé de l’inconstance des personnes, le désert est immuable. […] J’y vais désormais pour tenter de découvrir ma voix.

Si la caresse d’un ange peut vous faire du bien, peu importe le type de désert qui vous entoure, je pense que Sonia K. Laflamme saura faire tomber un peu de pluie dans votre coin aride, saura effleurer votre joue de ses ailes, faire naître l’espoir de ses mots. Il n’en tiendra qu’à vous de chercher ensuite votre oasis…

« À tous les enfants qui doivent se prendre par la main pour s’emmener eux-mêmes vers demain… »

Bonne lecture, et surtout bonne route!

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Rachel Graveline

Née le 7 novembre 1979 à Montréal, Rachel Graveline est détentrice de deux DEC, un premier en Arts : Exploration théâtrale et un second Techniques de la documentation. Si elle a d’abord souhaité se diriger dans le milieu du spectacle, son envie de canaliser sa créativité à travers les mots l’a fait bifurquer en Création littéraire à l’UQAM. En croisant sa passion pour la littérature et son désir d’animer des ateliers culturels, Rachel a travaillé plusieurs années dans différentes bibliothèques. Mais son imaginaire foisonnant l’a poussée à créer des histoires. Même si c’est à un jeune âge qu’elle a commencé l’écriture, ce n’est qu’après son troisième enfant qu’elle s’est investie dans son projet de devenir auteure.

En 2018, son premier roman publié chez Béliveau éditeur, Karmacélia : secrets, rituels et sacrifices, se retrouve en librairie. Son aventure se déploie à l’été 2021 avec la publication de trois séries (Camping Transylvanie, Monsieur Zombie et les zombinos et Hantises) aux Éditions Victor et Anaïs. Elle y publie aussi Mystère et pommes d’amour, une romance pétillante pour les préadolescents. Au printemps 2022, Rachel publie son premier roman Frissons, Sombres aveux. Son second roman de la même collection chez Héritage jeunesse, Spectacle morbide, paraîtra d’ailleurs à l’automne 2022. Plusieurs autres titres verront aussi le jour en 2023, notamment avec sa nouvelle maison, les Éditions Pratico-pratique. Dans chacune de ses création, son but reste d'offrir des refuges au cœur de l’imaginaire.