Entrevue: Stéphanie Paquin, une auteure chouchou de l’AÉQJ

En collaboration avec L’AÉQJ (Association des écrivain.es québécois pour la jeunesse), Les Rives Littéraires vous offre un extrait de l’entrevue de Stéphanie Paquin, membre de l’association, pour en savoir davantage consultez la rubrique Auteur chouchou qui se veut un contact privilégié avec eux.

Découvrez donc l’auteur Stéphanie Paquin…

À quel moment, dans votre vie, avez-vous commencé à écrire ?

En 1995, à la suite d’un accident d’automobile. Tout a changé ensuite. Je me suis rendue compte qu’il ne fallait pas trop tarder pour réaliser ses rêves. Il fallait aussi prendre le risque de les réaliser. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?

L’univers d’une personne blessée est limité, l’imagination est sans limites. 

De quoi parle-t-il ?

D’un jeune cancre qui voyage dans le futur et devient un pilote émérite. 

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire de la SF/du fantastique pour la jeunesse ?

Les jeunes sont stimulants. On a envie d’écrire des histoires pour eux. Ils s’envolent avec nous dans un imaginaire débridé. 

Qu’est-ce qui vous séduit dans la SF/le fantastique ?

Tout est possible ! 

Depuis quand vous intéressez-vous à la SF/au fantastique ?

Depuis l’âge de 3 ans, enfin, je pense. 

Quelle est la différence entre fantastique et SF ?

La littérature fantastique comporte de la magie : des sorciers, des dragons, des mauvais sorts… La science-fiction, c’est une façon d’imaginer le futur. 

Un récit de SF ou de fantastique permet-il au lecteur de connaître l’avenir ?

Oui, surtout la science-fiction : j’espère que le roman « Soleil vert » ne deviendra pas une réalité. 

Croyez-vous aux extra-terrestres ? Pourquoi ?

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers, mais je ne crois pas que les extraterrestres soient venus nous voir. Dommage !

Quand une idée jaillit, prenez-vous des notes ?

Oui, et je fais des dessins. 

Quand vous commencez à écrire une histoire, la connaissez-vous en entier ou improvisez-vous au fur et à mesure ?

Je crois la connaître en entier, mais en fait, je bifurque toujours de mon plan. 

Combien de temps en moyenne mettez-vous pour écrire un livre ?

Au moins 1 an, sinon 2 pour les récits biographiques. 

Avez-vous déjà écrit des livres à quatre mains (avec quelqu’un d’autre) ?

J’écris le récit biographique d’une Syrienne durant la guerre civile qui fait rage en ce moment en Syrie. Je l’écris avec une femme qui habite à Damas, la capitale. C’est elle la narratrice de l’histoire. On se connaissait à peine quand on a commencé à écrire le livre, il y a 9 mois. On a appris à se connaître à travers l’écriture, malgré nos différences culturelles et la distance qui nous sépare. Écrire à quatre mains, c’est passionnant et difficile en même temps ! On doit harmoniser nos écrits. 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Partout : les films, les tempêtes de neige, les animaux, les comportements humains, la piscine, les livres, l’école, les arts martiaux… 

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

Fatiguée, exaltée, impatiente, etc. Tout dépend du stade du livre. Quand on commence la première ligne, on est exalté. Au milieu du livre, on est envahi de doutes, à la fin, on plane devant cette œuvre terminée, ce rêve réalisé. Mais on a les yeux cernés. 

Quel est l’aspect qui vous semble le plus important à travailler dans un texte ?

Il doit être intéressant et doit avoir un sens caché. Il y a beaucoup de métaphores dans mes textes pour la jeunesse. 

Complétez à votre guise l’énoncé suivant : « L’écriture c’est… »

Ma vie, mon âme, ma liberté, l’univers de l’impossible rendu possible, l’univers d’un monde meilleur, d’une justice retrouvée. 

 

Enfant, que faisiez-vous de votre temps libre ?

J’écoutais le disque de Tintin « Le lac aux requins » à tous les soirs après l’école. Avec mon frère, on jouait au pilote de l’espace. On allait glisser, patiner ou nager avec mes parents. Je lisais des tonnes de bandes dessinées. 

À ce jour, combien avez-vous écrit d’ouvrages ?

10 

Quel est votre roman qui s’est le mieux vendu ?

Voici mes trois meilleurs vendeurs : La Vallée d’Antarès, La fugitive du Libéria, L’éveil du karatéka. 

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la littérature jeunesse est inférieure à celle destinée aux adultes ?

Tant de métaphores cruciales parcourent les livres pour la jeunesse, il faut se donner la peine de les découvrir. 

À quoi correspond, selon vous, le rôle social de l’écrivain ?

Ouvrir une porte sur les non-dits. Réveiller les gens sur la fausseté autour de nous. Louanger la compassion, l’imagination, les rêves les plus fous ! 

Pouvez-vous nous parler du livre préféré que vous avez publié ?

Le deuxième soleil ! Je l’ai écrit en attente d’une opération au cou. J’ai transposé mes émotions dans les aventures d’un jeune héros envoyé sur une Terre parallèle. 

Pouvez-vous en résumer l’histoire ?

Le jeune héros et son amie font un voyage dans un futur très lointain. Au retour, la machine temporelle s’emballe et termine sa course dans un autre monde, un monde qui changera le cours de leur existence, pour le meilleur et pour le pire. 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut écrire et publier pour la jeunesse ?

Faites-le et n’abandonnez surtout pas votre rêve ! 

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